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BOX "ALTENBERG EN VERTICALE"

Verticale de 3 Millésimes du Grand Cru Altenberg
185,00 €

 Verticale de 3 Millésimes d'Altenberg

Le coffret de 3 bouteilles 

BOX "ALTENBERG EN VERTICALE"

LE GRAND CRU ALTENBERG DE BERGHEIM

2004 - 2007 - 2011 

Trois grands Millésimes très différents et une expression accomplie de ce terroir complexe.

L’ALTENBERG DE BERGHEIM est situé au cœur du champ de failles géologiques de RIBEAUVILLE qui met en contact des calcaires durs du Jurassique et des marnes du Lias. Ces formations riches en fossiles ont formé un sol argilo-calcaire pauvre, rouge (ferrugineux), riche en roches calcaires, où la vigne doit plonger profondément pour trouver son énergie. Le microclimat de l’ALTENBERG, résultat de son exposition plein sud, de son éloignement du front vosgien et de son isolement face à la plaine rhénane, est terriblement chaud, sec et presque surexposé. Les maturités des raisins, fréquemment amplifiées par la Pourriture Noble, sont hors normes et imposent la domination du Terroir sur les cépages complantés. Le retour à la pratique ancestrale du vignoble complanté de tous les cépages traditionnels et de la vendange unique non triée ouvre à l’ALTENBERG la boîte de Pandore du « Grand Vin » : le Terroir devient alors le chef d’orchestre qui maîtrise et inspire dans toutes les gammes l’ensemble des exécutants (porte-greffes et cépages, l’ensemble des conditions du millésime et même le vigneron !) au service d’une partition unique : l’expression pure du Terroir, la symphonie équilibrée d’un Grand Vin.

Le résultat: Grand vin blanc moelleux , à la fois puissant, baroque et très fin. Nez explosif de fruits (agrumes, fruits exotiques), de miel et de vanille. Résiné en finale. Bouche : fraîcheur impressionnante. C'est un vin de méditation dans sa jeunesse, royal à table après 10 ans. 

  • Terroir : Terroir Argilo-calcaro-gréseux ! Climat calme, chaud, sec et presque surexposé. Pourriture Noble extrêmement régulière.
  • Idée d'accordClémentines en tartare, croustillant noisette 

Quelques informations sur les millésimes:

  • Millésime 2011:Vous vous en souvenez sans doute avec nostalgie : 2011 nous offrit un des plus beaux printemps depuis des décennies. Au 2 Juin (2ème date de floraison la plus précoce après 2007) tout semblait en place pour un scénario à la 2003 : sècheresse intense (seulement 41 mm d’eau tombée depuis le débourrement !) et chaleur caniculaire. La fleur fut donc parfaite, c’est-à-dire complète, avec beaucoup de baies, petites, riches en peau et sans jus ! Heureusement, Juin assez pluvieux et surtout le mois de Juillet le plus froid depuis 30 ans allait ralentir ce rythme, calmer le stress hydrique et rendre la protection du vignoble délicate. Point d’orgue du Millésime : Août fut chaud et humide, déclenchait une attaque de pourriture acide d’autant plus redoutable que beaucoup de vignes étaient vertes, sous engrais, vigoureuses. Dès lors, les choses étaient écrites : le 7 Septembre, la viticulture industrielle se ruait, paniquée, à l’assaut des raisins immatures, mais déjà vinaigrés à force machine à vendanger, engageant ainsi une longue lutte perdue contre l’acidité volatile. Pour notre part, nous entamions, à partir du 12, une des vendanges les plus minutieuses, extrêmes et longues de notre histoire, malgré un rendement à peine plus élevé qu’en 2010 ! Chaque grappe était coupée délicatement, débarrassée à la pointe du sécateur de ses baies imparfaites jetées au sol. Un pressurage long et respectueux évitant toute trituration et une cave très fraîche (température extérieure souvent supérieure à 25 ° C en octobre) nous ont permis une fermentation sereine. Pour preuve, presque aucune cuvée n’a fini de fermenter à ce jour et pendant les Portes Ouvertes, il était émouvant d’entendre le doux « glou glou » de l’Engelgarten, Burg ou Schoenenbourg, réveillés par le public. Le niveau général est exceptionnel, riche, mûr, gras, tendu à cause du rendement limité, tendu et vibrant, car les acidités et surtout les minéralités, sont intenses et salivantes. Le profil général se situe, à notre grande satisfaction, entre 2008 et 2010…, chaque terroir plaçant idéalement son curseur entre gras et tension acide. Il parait évident à la suite de la dégustation en cave, que notre viticulture profonde, serrée, en souffrance, avec une vigueur souvent « limite » et un rendement sous 40 hl/ha nous a, comme en 2010 mais pour des raisons différentes, sauvée du désastre programmé
  • Millésime 2007:Année chaude et précoce, où malheurement la grêle ayant détruit une partie du vignoble et sa récolte en hypothéquant même la sortie de l'Année suivante. Cette année là nous n'avons pas produite de Mambourg et une produit récolte très faible de Schoenenbourg. La qualité générale des raisins récoltés étant par ailleurs excellente, avec de belles maturités et des acidités bien présentes.
  • Millésime 2004, l’histoire d’une renaissance de la Nature, d’une fête, d’un tourbillon climatique, où chaque évènement est venu à propos, comme pour aider la vigne dans sa quête retrouvée de pousse et d’épanouissement. Juste l’envers de 2003, millésime prédateur et stressant, 2004 a été si favorable, qu’après la fleur, il a bien fallu se rendre à l’évidence : encore plus qu’en 2002 il faudrait couper … plus de la moitié de la récolte potentielle. Alors qu’autour de nous, beaucoup s’inventaient des excuses, des faux-semblants, invoquaient une récolte 2003 déficitaire (pour une fois inférieure à 88hl/ha en moyenne !), espéraient un soit disant retour à l’alsacianité (sans doute veulent-ils parler d’immaturité !) nous avons renforcé l’équipe d’éclaircie (12 personnes du 1er juillet au 10 septembre à plein temps) pour équilibrer la charge et permettre à la plante de mûrir pleinement son fruit. Le résultat : une vendange magnifique, saine, dense, des petits raisins (souvent, nous n’avons gardé que l’aile du raisin, sacrifiant la grappe principale !) et une maturité acide parfaite, des degrés toujours supérieurs à 13°5. Cette matière première quasiment parfaite, repassée sur table et vinifiée avec éthique et foi (rien que le raisin, tout le raisin !), s’est révélée très tôt comme exemplaire en terme d’expression des terroirs : dès le milieu de la fermentation, on pouvait nommer à l’aveugle chaque cru, la complantation assurant comme chaque fois une régularité et une véritable évidence gustative. Et comme d’habitude, au-dessus des neuf premiers crus déjà magnifiques, nos trois Grands Crus dominent de la tête et du cœur l’ensemble de notre travail. Chacun trouvera facilement le visage familier de chaque cru : l’onctuosité patinée si subtile du Mambourg habillant son âme acide aiguisée comme une arme, le miroitement fruité extravagant et baroque de l’Altenberg de Bergheim, cette façon si spectaculaire de dissoudre l’excès de sa nature dans cette infinie légèreté poétique ; l’auguste grandeur pleine de distance et d’étincelles mêlées du Schoenenbourg, cette masse de pyramide tellurique parfaite regardant passer nos petites vies. Chaque terroir a réagi à son habitude : vendange glorieuse, saine et précoce au Mambourg, Pourriture Noble extravagante à l’Altenberg, extrême concentration et petits raisins violacés au Schoenenbourg.
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